Calendrier électoral de la 5e circonscription (Vojetta / Coggia)
Question sur les intentions électorales de Stéphane Vojetta, ancien député de la 5e circonscription redevenu éligible le 12 juillet 2026, et sur une éventuelle démission de Nathalie Coggia pour lui laisser sa place.
Question à Monsieur Stéphane Vojetta sur ses intentions électorales pour la 5e circonscription, redevenu éligible le 12 juillet 2026.
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Monsieur Vojetta,
Le 12 juillet dernier, vous avez tenu à informer vos abonnés que votre inéligibilité arrivait à son terme. Un rendez-vous que vous n’avez, à vrai dire, jamais vraiment manqué : pendant que le Conseil constitutionnel vous priait de quitter l’hémicycle, vous êtes resté dans les parages du Palais-Bourbon, comme collaborateur parlementaire de votre ancienne suppléante devenue députée, Madame Nathalie Coggia — un arrangement qu’elle avait elle-même annoncé comme « probable » dès juillet 2025, avant même d’être élue. On notera l’élégance discrète du dispositif : continuer de veiller sur son ancien poste, depuis le bureau d’à côté, et rémunéré pour cela.
Alors, Monsieur Vojetta, une question toute simple, posée avec la curiosité d’un lecteur qui n’y voit que du feu, mais dont le nez chatouille depuis quelques jours : avez-vous une stratégie ? Et si oui, laquelle ?
On se souvient qu’en 2021, vous étiez devenu député en récupérant le siège de Madame Samantha Cazebonne, partie faire carrière au Sénat. Le mécanisme du suppléant qui hérite du titulaire, vous le connaissez donc bien, de l’intérieur. La question qui nous chatouille collectivement est donc la suivante : Madame Coggia s’apprête-t-elle à vous « renvoyer l’ascenseur », comme on dit poliment, en démissionnant à son tour pour vous laisser le champ libre à l’occasion d’une nouvelle élection partielle ? Ou a-t-elle bien compris, elle, que le code électoral (article L.O. 178, pour les amateurs de broderie juridique) ne fonctionne pas comme un jeu de chaises musicales : une telle démission ouvrirait une élection à laquelle vous pourriez certes vous présenter, mais sans aucune garantie de résultat pour personne ?
C’est bien là que le costume devient étroit : ni vous, ni elle, ni le très perspicace analyste électoral qui vous écrit ces lignes, ne peut prédire l’issue d’une telle élection partielle. Madame Coggia a, disons-le comme on le pense, plutôt goûté à la fonction. Rien dans son comportement depuis octobre 2025 ne laisse deviner qu’elle brûle de vous rendre son fauteuil.
Une dernière question, un peu plus piquante : la dernière fois que je me suis permis d’interpeller par lettre ouverte ma députée, Madame Coggia, c’est vous, Monsieur Vojetta, qui m’avez répondu, depuis le compte de Madame Coggia. Un dévouement touchant. Peut-être aurez-vous, cette fois, l’obligeance de me répondre en votre nom propre ? Ce serait l’occasion, soit dit en passant, de nous éclairer une fois pour toutes sur vos intentions pour la 5e circonscription.
Dans l’attente d’une réponse, la vôtre cette fois, bien cordialement.
François Wilman
Électeur de la 5e circonscription des Français établis hors de France
Fondateur de la plateforme ADAP (Association D’accueil Au Portugal)
Monsieur Vojetta confirme continuer de travailler pour la circonscription aux côtés de Madame Coggia, et exclut une candidature à la présidentielle 2027 — sans répondre sur une éventuelle stratégie de retour.
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Commentaire publié sur la page Facebook « Stéphane Vojetta – Député », le 22 juillet 2026, en réponse à la lettre ouverte de François Wilman.
Cher François Wilman, merci de me demander de mes nouvelles. Comme je l’expliquais par ailleurs je continue de travailler au service des Français de la circonscription, la plupart du temps bénévolement et à mes frais, et de temps en temps en tant que collaborateur de Nathalie Coggia.
Vous l’avez bien noté, la députée qui m’a succédé et que j’avais soutenue lors des dernières élections abat un énorme travail à Paris et sur le terrain. Comme promis, elle tire à profit ce mandat pour faire avancer les sujets qui concernent nos compatriotes, même si la situation politique favorise plutôt le surplace. A posteriori, je me réjouis de l’avoir soutenue aussi activement et d’avoir contribué à son élection. Car la priorité c’est celle-là : l’action, aujourd’hui.
Je vois bien que 2027 a l’air de vous préoccuper, et bien sûr tôt ou tard on parlera sans doute de possibles élections législatives mais pour l’instant les seules élections inscrites au calendrier sont les élections présidentielles en avril prochain. Elles détermineront dans une grande mesure l’avenir du pays. Cependant pour assouvir votre curiosité je peux vous confirmer que, même si je suis à nouveau éligible depuis le 12 juillet dernier, je ne serai pas candidat à la présidence de la République. Voilà une incertitude en moins !
Pour le reste, on aura l’occasion d’en reparler. Cordialement, Stéphane Vojetta, ex-député
Précisions sur le cadre légal de l'élection partielle de Madame Coggia et rappel de la question laissée sans réponse par Monsieur Vojetta.
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Monsieur Vojetta,
Merci pour votre réponse — même si vous me remerciez d’avoir demandé de vos nouvelles, ce que je n’ai pas fait : c’est vous qui, le 12 juillet, avez annoncé la nouvelle à tout le monde. Détail, mais qui donne le ton.
Sur la forme : vous signez « ex-député », mais votre page Facebook s’appelle toujours « Stéphane Vojetta – Député ». Le statut de député honoraire, qui seul autoriserait à garder le titre par courtoisie, suppose vingt ans de mandat — vous en avez fait trois, et celui-ci vient d’être annulé. Pas un délit, mais un sacré écart pour quelqu’un qui a fait de la lutte contre les approximations en ligne un axe de son mandat. Renommer la page prendrait trente secondes.
Autre approximation, la mienne cette fois : j’avais parlé de la députée qui vous « succède ». En creusant, c’est inexact. Votre siège n’a pas été transmis automatiquement (article L.O. 176, cas du décès ou de la nomination au gouvernement) : il a été déclaré vacant par le Conseil constitutionnel, qui vous a rendu inéligible un an pour irrégularités de compte de campagne (7 224 €, 37 % des dépenses réglées hors délai). Ce cas relève de l’article L.O. 178 : une élection partielle. Madame Coggia l’a gagnée, deux tours, face à Madame Peciña, le 12 octobre 2025. Elle n’a hérité de rien : elle a été élue.
Sur le fond : je vous demandais s’il existait une stratégie de retour, notamment en cas de démission de Madame Coggia. Vous ne répondez pas à cette question — vous répondez à une autre, que vous formulez vous-même, celle de votre candidature à la présidentielle 2027, que je ne vous avais pas posée. Je comprends bien que vous n’en avez rien à faire de ma question. Mais c’est de bonne guerre : ma question, elle, reste ouverte.
Je relève aussi qu’à deux phrases d’écart, vous écrivez que Madame Coggia « fait avancer les sujets » puis que « la situation politique favorise le surplace ». L’action et le surplace dans le même souffle — je vais imprimer et encadrer « la priorité, c’est l’action, aujourd’hui », ça mérite bien ça.
Sur le terrain, justement, les sujets qui n’avancent pas sont ceux qui comptent : faire sa demande de droit à la retraite depuis l’étranger, qui est déjà une galère quand on est en France, alors depuis l’étranger je ne sais même pas ce qu’il y a au-dessus de la galère — vous êtes vous-même intervenu sur mon dossier retraite, donc vous savez de quoi je parle. Nous avons écrit, mon épouse et moi, par lettre recommandée à la CPAM de Haute-Savoie, pour tenter de faire modifier une domiciliation bancaire. On verra bien la suite, on ne manquera pas de vous tenir au courant. Et tant qu’on y est : impossible, en consultant son propre compte Ameli, de savoir sur quelle domiciliation bancaire il est aujourd’hui adossé — en 2026, c’est tout de même assez extraordinaire. Je m’excuse platement d’aborder des sujets aussi terre-à-terre, mais ce sont des sujets qui touchent les petites gens comme nous. Madame Coggia, qui est au fait du problème et travaille d’arrache-pied, nous en informera sans doute demain, lors de son Zoom.
Répondez si le cœur vous en dit — en votre nom, sur une page dont le nom correspond à la réalité du jour. Et si possible, cette fois, aux questions posées plutôt qu’à celles qu’on ne vous a pas posées.
Bien cordialement,
François Wilman
Électeur de la 5e circonscription des Français établis hors de France
Fondateur de la plateforme ADAP (Association D’accueil Au Portugal)
